La Finlande fut pendant le Moyen-Âge et jusqu'au début du 19ième siècle une partie du royaume de Suède. Elle passa sous la souveraineté de la Russie de 1809 à 1917 en tant que Grand-Duché autonome. Plusieurs guerres entre ces deux pays se sont déroulées en Finlande, notamment là où se trouve la forteresse suédoise de Suomenlinna (Sveaborg en suédois), à l'entrée d'Helsinki.
Le 30 novembre 1939, la Finlande est attaquée par l'Union soviétique (Guerre d'Hiver) à la suite de désaccords territoriaux concernant des îles du golfe de Finlande et doit signer la paix en 1940, au prix de pertes territoriales importantes. L'attaque de l'URSS par l'Allemagne en 1941 (opération Barbarossa) fait de la Finlande une alliée de facto de l'Allemagne (la Finlande et l'Allemagne n'étaient pas stricto sensu des alliés, mais toutes les deux se battaient contre l'URSS, pour des raisons différentes). Les Finlandais passent à l'offensive (Guerre de Continuation), mais les défaites successives de l'Allemagne les conduisent à signer une paix séparée avec l'URSS en 1944. L'armée allemande en retraite fera payer cher cet abandon et la Finlande sortira ruinée et ravagée de cette guerre. Forcée après la guerre à payer de lourdes réparations par le traité de paix signé à Paris en 1947, la Finlande, contrairement à ses voisins baltes, sauve cependant son indépendance. Elle fera en effet valoir que son combat était motivé par la volonté de récupérer les territoires perdus en 1940 et qu'elle n'avait pas aidé l'armée allemande à encercler définitivement Leningrad durant l'hiver 1941. Elle adopte ensuite une politique de neutralité stricte pendant la Guerre froide. En Occident, cette position sera appelée « la finlandisation ».
En 1995, la Finlande adhère à l'Union européenne ; elle adopte l'euro comme monnaie en 1999.
Atol